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Biographie Professionnelle

Mon CV en plus intime.

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mercredi 17 octobre 2007

Chapître VI -La suite ?

Suite des mes aventures au pays du plein emploi !

...

De feu TDA (Transports et Distribution Aquitaine) j’ai peu à dire et pourtant ce fut une expérience enrichissante car j’y appris la gestion des flux logistiques…

TDA était un prestataire logistique gérant une plateforme multi-client, c.-à-d. optimisant sa plateforme de stockage / livraison en la partageant entre différents donneurs d’ordre, essentiellement fournisseurs de la grande distribution.

Mon rôle, en plus d’assumer la gestion d’exploitation était d’assurer la couverture des besoins propre à chaque dossier, j’intervenais donc dès la signature du contrat.

La diversité des systèmes informatiques de nos clients nous imposait une grande polyvalence et nous avions peu de moyens. La plus grande problématique venait des échanges de données qu’il nous fallait établir pour intégrer les ordres, et informer de leurs traitements. Tout les supports étaient bons, des plus sophistiqués (à l’époque !) tel que Transpac au plus ‘archaïque’ tel que le Télex.

Nous étions tout de même, à la pointe des avancées technologiques ; serveur Minitel (service TDATEL), et prémisses de transmission radio des mouvements d’entrées/sorties des palettes, développés avec une société spécialisée GKI, nous avions pompeusement baptisé ce service l’Entrepotique !

« Nous » étais composé de deux permanents, un opérateur de transmission, programmeur de talent à ses heures et joyeux luron, et un responsable informatique, chef de projet, analyste programmeur, et opérateur ; moi-même. Cette équipe était occasionnellement renforcée par la venue de stagiaire, mais malheureusement ceux-ci nous apportaient plus une charge complémentaire qu’un réel soutien. TDA était la filiale bordelaise de TDPR (Transport et distribution Pierre Rouch), ce qui m’amenait à intervenir souvent sur d’autre plateforme, telles que Melun, Epone, Toulouse, sur des projets groupes.

Le travail ne manquait pas, et il était intéressant, mais cela ne dura pas …

Dans un premier temps nous fumes rachetés par le groupe SAVAM, qui fut lui-même racheté par le groupe United. Nos camions changeaient de couleur au rythme des changements de nom de la société.

Et puis inévitablement, la restructuration commença, je vis partir mes collègues du staff direction les uns après les autres. Quand vint mon tour, on me proposa de rejoindre le siège de la nouvelle société, United Transport Logistique, mais je préférais négocier mon départ et une formation sur le nouveau système d’IBM, l’AS400. Je quittai donc UTL pour retourner, un temps à l’école !

mardi 19 juin 2007

Chapître V - A Bordeaux on élève le vin !

vigneJe quittais mon poste de responsable informatique de la société Festo un vendredi et je débutais mon rôle de chef de projet au sein du Cabinet Legros, le lundi, sans même prendre le temps d’avoir le trac !

Monsieur Legros était un des deux examinateurs qui m’avait fait passer l’oral lors de ma certification d’analyste programmeur, mais on ne peut pas dire que cela avait facilité mon embauche, car celle-ci s’était faite par le biais d’un cabinet de recrutement, et je n’avais rencontré mon futur patron qu’en bout de parcours.

Entre la signature de mon contrat et le démarrage de celui-ci, c'est-à-dire durant le temps de mon préavis, l’organisation et la hiérarchie du cabinet avaient changées. Bien que toujours majoritaire, monsieur Legros n’était plus le seul patron, il y en avait dorénavant un pour chaque produit ; compta, gestion commerciale élevage et négoce vin et gestion commerciale hors vin. J’étais affecté, tout comme les deux autres nouveaux chefs de projets, au département ‘vin et spiritueux’.

Dès le premier jour je partais en clientèle. Le client, dont je tairais le nom, un ‘grand’ du négoce de vins prestigieux, recevait, d’un accueil un peu agacé, son troisième chef de projet alors que son projet n’avait toujours pas démarré. De plus le nouveau chef de projet, moi donc, ne connaissait rien aux spécificités de la gestion du vin... Ces spécificités du métier d’éleveur-négociant en vin ; la régie, l’assemblage, la campagne des primeurs, etc., je les apprenais sur le tas c.-à-d. chez mes différents clients.

J’appris aussi la diplomatie, l’art de faire passer les pilules amères ; comment expliquer l’inévitable glissement d’un planning, argumenter l’absence de fonctionnalité, et pourtant justifier la facture. Tout cela je l’appris également sur le tas, car rien ne vous y prépare à l’école, ou alors peut être dans la filière commerciale. Un patron ne vous apprend pas cela non plus, toutefois il vous envoie au casse-pipe pour vous former.

Toute expérience professionnelle est instructive, au mieux elle permet d’acquérir l’expertise, au pire elle forge le caractère. Celle-ci fut pour moi un mélange des deux.

Cependant je restais peu de temps dans cette société. J’y étais entré pour faire du projet sereinement, j’avais pensé que le travail chez un éditeur-intégrateur me permettrait d’acquérir au mieux les techniques et le savoir faire, mais je n’étais pas entré au bon moment, le cabinet Legros était en pleine mutation, mon apprentissage fut compliqué par la nécessité de gérer du conflictuel.

Je donnais ma démission pour retrouver un poste de Responsable Informatique et apprendre un nouveau métier celui de la prestation logistique.

dimanche 10 juin 2007

Chapître IV - Mes débuts dans l’encadrement …

Donc, le Directeur informatique souhaitait partir au Canada. La condition pour que la hiérarchie, c.-à-d. le Directeur des Systèmes d’information du groupe, accepte son transfert, était que sa succession soit assurée.

J’avais fait mes preuves, en assurant la continuité de service lors congés et autres absences, mais aux yeux des grands patrons allemands j’étais trop jeune. Toutefois ma candidature étant portée par l’ensemble du comité de direction français, on m’autorisa à défendre ma cause, lors d’une visite au ‘Saint des Saints’. Ce ne fut pas un séjour d’agrément, mais je fus un bon avocat commis d’office, j’emportais le procès, je devenais donc Responsable Informatique de la filiale française.

Ce fut un plein temps, je me donnais entièrement à mon boulot ; week-end, soirées voir nuits, congés compris … heureusement que j’habitais à 400 m de mon lieu de travail !

Je faisais évoluer le réseau, introduisais la télématique, la bureautique, développais le nomadisme… le premier système HP3000 à architecture Risc installé en France fit son entrée après que j’en eu âprement négocié le prix et l’accord de ma hiérarchie.

En fait mes craintes du début s’étaient vite évaporées ; manager le service, le développer participer aux projets du groupe, monter des projets pour que l’informatique ne soit pas qu’un outil de remplacement mais devienne un outil de productivité et de confort, tout cela emporta rapidement le trac du départ. J’étais dans le rôle.

J’embauchais à mon tour, pour occuper la place que j’avais laissé vacante. J’ai souvenir d’une expérience assez troublante ; seulement un an avant je stressais lors de ce même entretien et là je tenais le rôle du grand Inquisiteur. Je me devais de privilégier l’intérêt de la société et ne pas prendre en considération l’état de besoin des candidats. Malgré de nombreuses autres expériences en tant que recruteur, je ne me suis jamais accommodé de ce pouvoir de vie et de mort sur une candidature, mais Je sais d’expérience que beaucoup d’autres, ressentent la même gêne quand ils font passer des entretiens.

Toutefois une chose dont je suis fier est que je n’ai jamais sacrifié un candidat, parcequ’il avait plus de diplômes ou d’expérience que moi.

La taille du service n’était pas très importante ; une opératrice, un analyste-programmeur et un responsable (moi). Lors d’une intégration ou d’un projet cette petite équipe était doublée, voir triplée par le renfort d’informaticien de la maison mère; chef de projets, analystes programmeurs, ingénieurs techniques, allemands ou autrichiens la plupart du temps, mais d’autre pays pouvaient être sollicités. J’eu également l’occasion de jouer les ‘renforts’ auprès de filiales européennes.

La société commercialisait des produits à fortes valeurs ajoutés, essentiellement en flux tendu. Le chiffre d’affaire était conséquent et la marge dégagée dépassait les 50%. Les moyens ne manquaient pas, les salaires étaient fortement motivants, l’ambiance de travail excellente, pour preuve les fêtes d’entreprise faisaient le plein !

Je me plaisais beaucoup dans cette entreprise, et pourtant je devais la quitter. Le directeur général rédigea un billet particulièrement gratifiant pour annoncer mon départ, après avoir accepté ma démission.

Je quittais la société 3 mois plus tard, le cœur gros, mais heureux tout de même de quitter la région parisienne pour rejoindre le Sud-ouest.

vendredi 1 juin 2007

Chapître II - Alors vint le temps de retourner à l’école …

Mon premier job m’avait permis d’acquérir ma liberté de travailleur ; celle de payer mes factures, de faire mes courses avant de préparer ma cuisine et de la manger … tout ce que ma grand-mère, qui m’avait élevée faisait si bien pour moi…

… mais il faut bien grandir un jour …

Cependant en travaillant on prend le gout de la réussite et mon métier de technicien en agrométéorologie n’allait pas me permettre d’aller bien haut sur l’échelle sociale et ne remplissais pas suffisamment les poches d’un jeune homme de 20 ans. De plus j’aimais bien ce que je faisais mais cela était vite devenu répétitif et l’intérêt technique était plutôt limité.

J’avais, au préalable, eu l’occasion, car pistonné parrainé par un membre de ma famille, de travailler deux étés au COP Orly, (traduisez Central Ordering Point sur l’aéroport d’Orly). Ce bâtiment technique d’IBM France d’où était assurée la livraison des pièces détachées d’ordinateurs sur l’Europe. Bien qu’affecté à la réception et au contrôle des livraisons provenant des usines, cela m’avait permis d’approcher le monde de l’informatique… et cela m’avait plu, il faut dire aussi que l’ambiance entre étudiants-travailleurs était plutôt bonne !

Alors quand vint le moment de la remise en question ; continuer le métier d’agrométéorologue ou chercher une voie plus prometteuse en terme de réussite financière et professionnelle, je choisis l’inscription à un stage AFPA de 11 mois pour devenir Analyste-programmeur en Télétraitement et Conversationnel. J’eus certes, préféré une filière dans l’informatique dite industrielle, car plus attiré par le « hard » que le « soft » mais aucune formation ne s’offrant à moi, je tentais la gestion et « on verra bien si ça me plait …»*

… et ça m’a plu … Gabuomeu

Redevenir potache aussi, ça m’a plu ! Aller au boulot remet les pendules à l’heure, on prend conscience du pourquoi on aurait du continuer l’école, alors quand on a la chance d’y retourner, on s’applique. Enfin, ce fut mon cas. Et puis une formation professionnelle ce n’est pas tout à fait pareil, seules les matières strictement nécessaires sont là et, les enseignants qui ont réellement exercés la profession qu’ils enseignent sont à même de vous donner un avant goût de ce qui vous attend.

La formation était plutôt complète ; méthodes d’analyses, programmation, techniques … de la théorie, mais surtout beaucoup de pratique et un stage en entreprise, que j’ai effectué chez IBM au COP Orly bien sur, car j’y avais un piston parrain.

L’examen de fin de formation, comportait écrit et oral, mais dans ce type de formation si vous avez été jusqu’au bout, l’obtenir est une simple formalité. Le jury pour l’oral est composé par des professionnels en activité invités par la Direction de l’AFPA, j’ai eu moi-même l’occasion d’être jury par la suite, mais le jour de mon oral, un des deux ‘examinateurs’ était un de mes futurs patron, mais cela est une autre histoire … à venir. ''

  • « Quand on ne sait pas où on va, il faut y aller... et le plus vite possible ! » citation Shadok''

mercredi 30 mai 2007

Chapître I - Le presque début de mon histoire ...

Lorsque j'étais lycéen, je n'avais qu'une hâte, celle de gagner ma vie. Grenouille météo

Je sacrifiais, dès la fin de ma terminale, mon ambition de devenir un grand chirurgien, sur l'autel d'une liberté financière acquise plus rapidement, le seul problème est que professionnellement, je ne savais rien faire ! Toutefois j'étais prêt à réussir, il ne me manquait que l'occasion de montrer mes talents.

Une première chance me fut donnée, sous la forme d'un emploi-formation de technicien en agrométéorologie, dans une association climatologique Lot-et-Garonnaise.

Mon job consistait à établir des prévisions journalières, afin de les enregistrer sur le répondeur météo de la station. Pour cela je commençais par une visite à la station de météo-France toute proche, afin de récupérer leur bulletin pour la région, ensuite j'introduisais ma petite touche personnelle, après avoir mis le doigt mouillé au vent et observé la couverture nuageuse pour en apprécier son pourcentage. Puis c'était le rituel de l'enregistrement, je me souviens encore de l'introduction « Bonjour, voici le bulletin de prévision de l'association climatologique de ... », répétée tant de fois.

Il y avait aussi les rapports mensuels aux adhérents, à rédiger et à imprimer, car j'avais été promu responsable de la très vénérable offset AB DICK. Le retard sur l'envoi de ces rapports se chiffrait presque en années ! Celui-ci se comblait un peu lors des saisons ‘mortes’, c.-à-d. Automne et Hiver, pour s’accentuer pendant les saisons de grande activité; Printemps et Eté.

Au printemps le plus gros de l’activité était assuré par la prévention des gelées. Durant cette ‘campagne’, la justesse des prévisions journalières était très importante, il s’agissait d’évaluer le plus sérieusement possible le risque de gelée durant la nuit à venir, et de déclencher, si nécessaire, une veille in-situ.

Celui qui si collait, passait sa nuit entre le lit de camp et le jardin d’expérimentation.

Toutes les heures il fallait sortir relever les températures à différentes hauteurs du sol, à la seule lueur d’une lampe de poche, et une fois rentré au chaud, les reporter sur une courbe, afin d’estimer au mieux le moment ou il faudrait se saisir du téléphone et appeler la trentaine d’adhérents abonnés à l’ « alerte gelée ». Mes collègues féminines passaient ces nuits en binôme, avantage des règles professionnelles pour le « sexe faible ». Les hommes les assuraient seuls, et croyez moi c’était dur de se maintenir éveillé ! Tellement, qu’il m’est arrivé d’être réveillé par la sonnerie du téléphone, c’était un des adhérents qui appelait après voir constaté le gel sur ses arbres fruitiers, ensuite les coups de fil se sont enchainés, je n’ai pas eu à les appeler cette nuit là !

Quand on s’était « planté » sur l’évaluation du risque, et qu’aucune astreinte n’était en cours, notre patronne, qui passait ses nuits devant son thermomètre accroché au volet de sa cuisine, se chargeait de nous tirer de notre lit douillet pour que l’on aille rejoindre notre poste au plus vite. Cela arrivait plus que de nécessaire, le problème étant qu’elle souffrait d’une psychose aigue du degré Celsius défaillant.

En été nous menions deux campagnes de front, celle de la grêle et celle de l’irrigation. La campagne contre la grêle ne consistait plus qu’en un constat du nombre d’impacts de grêlons au m2 et de leurs la tailles, ceci afin de participer à une étude internationale sur ce phénomène. Le tir au « canon » comme disait les néophytes, et la lutte aérienne avaient été abandonnés en raison des différents accidents survenus. Le tir au canon consistait à lancer des fusées depuis le sol, ou plus exactement depuis les rampes fixées sur notre ‘Citroën 2cv F1’ de service, opération pittoresque, mais plutôt périlleuse. Moins cependant que le tir depuis le Cessna, porte ouverte, en plein orage ! Une expérience que l’on ne peut oublier, je vous assure que depuis je n’ai jamais réussi à retrouver une aussi belle lividité de peau !

Cette épique époque avait été immortalisé par le tournage d’un téléfilm avec comme acteur principal le présentateur Bernard Golay (pour les connaisseurs celui de « la Une est à vous »). La participation de notre équipe à la création de cette œuvre, aujourd’hui malheureusement introuvable*, consistant à agiter des plaques en fer pour simuler l’orage alors que les pompiers nous arrosaient copieusement dans un hangar de l’aérodrome.

La campagne irrigation reposait sur une bonne évaluation des besoins en eau des terres par analyse des carottages, et bien sur, à prévenir les producteurs adhérents afin qu’ils déclenchent le processus d’arrosage. Pour ceux que ça intéresse on procède ainsi : on pèse la ‘carotte’, on étuve, on repese la carotte, la différence de poids donne le poids de l’eau présente dans le sol, on en déduit le manque. Par la suite j’ai été formé pour utiliser une nouvelle méthode, plus ‘high-tech’; la ‘sonde à neutrons ‘ compteuse d’atomes d’hydrogène. Mais face aux risques encourus lors de l’utilisation et du transport de l’engin, j’ai vite renoncé, j’avoue être allergique aux trucs atomiques !

J’ai quitté de cet emploi afin de commencer une formation en informatique de gestion, métier offrant plus de débouchés mais nettement moins poétique …

(* Si vous avez une piste pour retrouver le téléfilm en question je suis preneur, merci d’avance.)